Linkedin

Imaginons que vous êtes en conflit avec un commercial d’une maison d’édition américaine et que la relation soit complètement bloquée ou parvenue à un point de non retour. Que faites-vous ? Avant d’envisager un procès, on peut imaginer de contacter quelqu’un d’autre au sein de l’entreprise si possible quelqu’un qui ait autorité sur votre commercial, pour faire valoir vos droits. La difficulté étant d’arriver à identifier une telle personne. Linkedin peut vous y aider.

Linkedin est un annuaire sur internet d’un genre un peu particulier. Il recense le nom et les coordonnées des personnes, des informations professionnelles, des informations sur leur parcours universitaire et leur centres d’intérêt. Bref, un véritable CV que chacun renseigne de façon plus ou moins détaillée en s’inscrivant. La vocation d’un tel annuaire est surtout d’ordre professionnel.

Pour ma part, je cherchais des membres d’une maison d’édition savante aux Etats-Unis. Comme, je m’y attendais plusieurs membres de l’administration étaient effectivement enregistrés dans Linkedin.

Je doute que Linkedin soit très performant pour la France. En revanche, dès que l’on veut atteindre des membres de la communauté anglo-saxonne, Linkedin est pour l’heure une mine d’or.

Publié dans:  on 17 juin 2006 at 8:38 Laisser un commentaire

Ebooks Springer

La bibliothèque de livres électroniques de Springer comporte 10.000 ouvrages à répartir entre 12 collections (cf. ci-dessous). En réalité, on est au-delà de 10.000 titres puisque ce chiffre ne comprend que ceux de langue anglaise. Les autres ne sont pas comptabilisés. En principe, il s'agirait de la plus grosse collection d’ebooks proposée actuellement sur le marché.

Cela comprend aussi bien des monographies, des manuels, des biographies que des livres de référence (refworks). Elle intègre aussi les titres Kluwer et tous les titres de Netlibrary.
Les textes eux-mêmes sont consultables en PDF ou en Html (pour ma part, je n’ai vu que des fichiers PDF) mais en 30 minutes, on ne peut pas tout voir…et Stephen Leary confirme dans un post.

Ces titres seront proposés via la nouvelle interface Springerlink. Les chercheurs des établissements qui n’auront que les périodiques n’auront plus qu’à acheter l’ouvrage à l’unité via NetLibrary ou réclamer l’achat de la collection quand les budgets auront augmenté.

Points intéressants à souligner :
Le nombre des accès simultanés au document n'est pas limité.
L'accès nomade est autorisé pour les chercheurs. (Seulement pour les chercheurs ? Info à confirmer.)

Inconvénient:
La recherche ne porte pas sur le texte intégral. Le représentant de Springer a concédé qu'elle ne porte que sur les résumés associés à un thesaurus. Tout en soulignant qu'il s'agit de résumés d'auteurs.

Avec cette offre d'ebooks Springer, il s’agit en l’occurrence d’un achat pérenne et non pas d’un abonnement. L’achat porte sur la collection et pas nécessairement sur la totalité. Le tarif est dégressif en fonction du nombre de collections achetées.
En cas de désabonnement à Springerlink, l'archivage sur un serveur intranet est autorisé. (Mais les modalités précises n'ont pas été approfondies).
L’intérêt de l’offre est aussi commercial puisque jusqu’à la fin de cette année l’achat des titres au copyright 2007 intègrera l’ensemble des titres de la collection de 2006 et 2005. Cette information figure d’ailleurs sur le site de Springer.

Special eBook Promotion

If you purchase one or more Springer eBook Collection for 2007, you will get the 2006 and 2005 Collection included!!!”

 

Lecture complémentaire : le post de Stephen Leary du 13 juin 2006.

Question subsidiaire : la France est-elle en retard en matière d'acquisition d'ouvrages électroniques ? La réponse serait oui selon Springer et Ebsco. L'Espagne, l'Italie, la Grèce (pour ne prendre que les 'latins') seraient déjà engagés dans cette voie. Dommage que le dernier rapport de la cour des Comptes ne nous éclaire pas aussi sur cette question. Quant à la question de savoir si les chercheurs sont prêts et surtout pourquoi ils ne sont peut-être pas encore prêts à adopter le livre électronique… pas de réponse audible dont je puisse ici me faire le rapporteur. Ce fut le brouhaha de la fin.

Publié dans:  on 15 juin 2006 at 5:20 Laisser un commentaire

Nouvelle interface Springerlink 2006

Ebsco organisait aujourd’hui les Rencontres des Professionnels de l’Information

Ce fut l’occasion de découvrir la toute nouvelle interface de Springerlink ainsi que son offre en ebooks.

Nouvelle interface via SLA 2006 Conference Blog

Copie d'écran signalée par Stephen Leary (sur le blog SLA 2006 Conference Blog)

L’interface a énormément gagné en ergonomie. Elle est incontestablement plus intuitive et l’on sent converger la tendance des bases de données vers l’utilisation des fonctions de filtrage en aval de la recherche qui s’adaptent particulièrement bien à des utilisateurs non spécialistes.
L’ergonomie réside déjà dans le fait qu’il n’est plus nécessaire de retourner à la page de recherche lorsque l’on veut affiner sa recherche car tous les filtres se trouvent placés sur la droite de la page des résultats.

Je n’ai pas vu de recherche avancée. Existe-t-elle ? Sans doute mais elle n’est pas très visible. La recherche simple porte sur le titre, le sommaire, l’auteur, l’issn, l’isbn, le DOI mais ne mentionne pas les collections. Or, je pense que mes chercheurs seraient intéressés de pouvoir afficher uniquement les Lecture Notes in Computer Science et affiner ensuite au sein de ces collections. Et, ce serait pour nous une manière de promouvoir ces collections. Espérons donc que cette fonctionnnalité a été prévue.

La recherche est toujours accessible en haut de la page comme dans l’actuelle version du site Springerlink, ainsi que la recherche sur le type de document (All, Journals, Book Series, Books, Reference works) puis par sujet :

  • Architecture
  • Behavioral Science
  • Biomedical and Life Sciences
  • Business and Economics
  • Chemistry and Materials Science
  • Computer Science
  • Earth and Environmental Science
  • Engineering
  • Humanities, Social Sciences and Law
  • Mathematics
  • Medicine
  • Physics and Astronomy

L’affichage des résultats s’effectue selon deux modes : développé ou condensé. En haut de la page sont indiquées les sélections qui ont été réalisées pour la recherche, mention précédée de l’option ‘remove’. Ex : (remove) sujet > physique astronomie ; (remove) auteur > Einstein. Il est ainsi possible de supprimer très simplement les fitres à tout moment. Pas de filtre sur la langue pour le contenu des publications.

Le nombre des résultats correspondant à la recherche est affichée juste à la suite des éléments qui composent la recherche.

Il est possible d’enregistrer les éléments de la recherche, de les envoyer par email, de se syndiquer via un fil rss à condition de s’être enregistré en tant qu’utilisateur.
Chaque référence peut être ajoutée à un panier de sélection pour consultation ultérieure.

La présentation condensée comprend seulement le titre du document, le nom des auteurs et le lien vers le pdf. La présentation développée propose en outre le DOI, le titre de la revue, le numéro du volume et l’année ou le numéro du chapitre quand il s’agit d’un livre.

Pour l’instant 10.000 ouvrages sont disponibles dans la base Springerlink.
Un historique de la progression des documents mis en ligne est proposé en accompagnement des résultats. Cela permet sans doute de filtrer les résultats pour borner la recherche aux documents nouvellement introduits : aujourd’hui, la semaine dernière, les deux semaines précédentes, le dernier mois, les six derniers mois ou l’année en cours.
Il est possible d’affiner les résultats par type de document, sujet, par publication (environ une dizaine de collections – les plus pertinentes par la fréquence sans doute – sont proposées ; en face de chaque collection apparaît le nombre de documents disponibles dans la base) puis, par auteur et par directeur de publication avec à chaque fois les 10 plus pertinents par la fréquence.
On identifie ainsi les chercheurs les plus productifs d’un domaine.

Il est possible ensuite de lancer une recherche libre sur ces résultats. Tous les champs sont interrogeables. Seul le texte intégral des ebooks ne l’est pas. Donc inutile d’espérer pour l’instant obtenir des réponses pour une formule mathématique. Les termes de la recherche libre apparaissent surlignés pour faciliter la lecture et le repérage.

L’interface est consultable, pour l’instant, en anglais, allemand et chinois.

Publié dans:  on at 3:47 Laisser un commentaire

Nouveautés du Web of Knowledge à I-Expo 2006

Thomson a annoncé hier plusieurs 'nouveautés' autour du Web of Knowledge. Tout d'abord, de nouvelles fonctionnalités de recherche seront intégrées pour permettre aux utilisateurs orientés Google c-à-d l'étudiant (dixit) d'affiner leur recherche après coup, une fois les résultats affichés. L'interface va s'enrichir de cases à cocher pour inclure ou exclure des critères de recherche. Vu sur powerpoint le résultat m'a semblé assez heureux.

Une nouvelle fonctionnalité assez intéressante consiste dans l'aide assistée à la recherche d'un auteur. Pour limiter un peu le problème des homonymes, il sera bientôt possible de définir le champ d'étude que l'on veut associer à un chercheur. Cette fonctionnalité est intéressante lorsque l'on ne connaît pas toutes les affiliations d'un même auteur.

Autre nouvelle inattendue qui me laisse encore perplexe maintenant : l'annonce de la gratuité d'Endnote Online pour les abonnés au Web of Science. La version online ne présente pas toutes les fonctionnalités de la version desktop comme l'ont rappelé les gens de Thomson. Néanmoins, cela devrait séduire bon nombre de mes chercheurs. La version desktop reste bien évidemment payante. Mais, tout de même !

Thomson a également annoncé la création d'une base bibliographique référençant la littérature grise, à commencer par l'intégration de celle disponible via les serveurs OAI-PMH. Les fonctionnalités de la base seraient identiques à celles du Web of Science.

Plus quelques nouveautés supplémentaires… qui plairont peut-être un peu moins aux chercheurs. Un outil de suivi statistique permettra de repérer dans quelles revues publient vos chercheurs, bref s'ils publient suffisamment, là où il devraient pour faire grimper la France dans le futur classement de Shanghaï.

Publié dans:  on 1 juin 2006 at 6:38 Laisser un commentaire